DEFENSE DU SERVICE PUBLIC DE SANTE

vendredi 17 octobre 2014
par  PCF Drôme

Avec la loi HPST – loi Bachelot-Sarkozy, le financement par la tarification (T2A) les gouvernements successifs asphyxient l’hôpital public, créant du déficit pour réduire les capacités d’accueil et de soins, pour mieux justifier les regroupements autoritaires.

Les Hôpitaux Drôme Nord (HDN) affichent un déficit de 8,4 millions d’euros. Au prétexte de ce déficit programmé, l’Agence régionale de santé (ARS) demande que les HDN mettent en application le scénario proposé par l’ANAP (organisation dépendante du Ministère de la santé qui étudie les performances) soit : la fermeture de 65 lits et un plan social pour une cinquantaine de postes équivalent temps plein.

Par ailleurs aucune subvention ou aide ne sera donnée si les HDN et le Centre Hospitalier de Valence ne mettent rapidement en place un projet médical commun sur le territoire.

Les Hôpitaux Nord Drôme, le Centre Hospitalier de Valence ne sont pas les seuls concernés – L’ARS a des projets pour l’Hôpital de Montéléger et celui de Montélimar.

Dans le secteur de la Psychiatrie, Montéléger, considéré comme pôle de référence, peut très prochainement se voir attribuer l’ensemble des lits de psychiatrie et l’activité corollaire des HDN, environ 110 lits à temps complet, plus les hôpitaux de jour, les centres médicaux psychologiques (anciennement les dispensaires). La relocalisation des lits temps plein devrait, à terme, s’accompagner d’une diminution conséquente du nombre de lits et du nombre de personnel.

Les 56 lits publics de psychiatrie de l’Hôpital de Montélimar doivent être prochainement transférés à l’hôpital privé de Sainte Marie de Privas.Retour ligne automatique
Ces projets de regroupement vont créer des difficultés et des souffrances supplémentaires pour les patients et leurs familles du fait de l’éloignement des structures, de la diminution des capacités d’accueil. La perte d’activité des HDN estimé à 25 % ne sera pas sans conséquence pour l’emploi à tous les niveaux : soignants, administratifs, logistique, pharmacie …. Les personnels de l’hôpital de Montélimar – sous statut de la fonction publique hospitalière n’accepteront certainement pas d’aller à l’hôpital privé de Privas. Combien d’emplois supprimés ? Quelles difficultés, quelle fatigue du fait de l’allongement des trajets ?

Et tout cela pour atteindre les 20 milliards d’économie prévues dans le Budget de la Sécurité sociale qui va être discuté mi octobre à l’Assemblée Nationale.

Pourquoi serait-ce toujours les hospitaliers, les usagers qui seraient mis à contribution. Une autre politique est possible. L’argent existe : 41 milliards donnés au patronat alors que c’est la protection sociale, l’hôpital, les centres IVG qui en ont besoin. C’est entre 20 et 24,9 milliards que l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale chiffre les pertes de recettes entrainées par la fraude des employeurs aux cotisations sociales.
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