PAMPHLÉTAIRES DU PAYS, UNISSEZ-VOUS !

jeudi 7 août 2014
par  PCF Drôme

Il avait dit « mon ennemie c’est la finance ». Son ministre rectifie « je suis l’ami de la finance, de la bonne finance ».
Il avait vitupéré contre les paradis fiscaux. Son ministre et quelques autres ont des comptes « off shore » et spéculent sur les valeurs immobilières. Ils sont toujours ministres !

Il avait promis la votation de textes de loi facilitant l’intégration des « Roms » et autres minorités présentes. Son premier ministre, venu de l’Intérieur, fait du chiffre aussi bien que les précédents ministres de l’intérieur. Il évacue, évacue, évacue…

Il avait disserté sur les vertus de la gauche « historiquement tournée vers le peuple ». Il prolonge et institutionnalise l’austérité. Il néolibéralise la pensée commune.

Il avait rêvé tout haut de réformer l’injustice fiscale. Il pressurise les petits et moyens revenus, culbute la petite épargne populaire (ah, le livret A !) et protège les revenus élevés.

Il avait un temps songé à promouvoir l’enseignant pour redonner du souffle à l’École. Les candidats fuient les concours de recrutement de l’Education nationale. Et les effectifs pressent les murs des classes.

Il avait pourfendu le traité « Merkozy ». Goguenard, il revint de Berlin avec le même texte.

Il avait admonesté Sarkozy par cette formule « Moi, Président normal… ». Il rivalise de « peopolisation » avec lui.
Il avait toujours nié son inféodation aux forces du capital. Il proclame fièrement son entière fidélité au MEDEF en imposant les « pactes de compétitivité et de solidarité ».

Il avait proclamé « Le changement maintenant » en évoquant la supériorité du « réformisme ». Il fait tirer « à boulets rouges » sur les acquis sociaux et sur les progrès historiques issus des « Jours Heureux ».

Alors je veux croire encore, qu’à l’instar d’un Sarkozy récupérant Guy Moquet pour sa propre gloriole, il ne convoquera pas Jaurès pour se l’approprier lors des cérémonies de commémoration du 31 juillet 1914 !

Espérons qu’il n’en aura pas l’audace.

Gérard Molines