LA CGT OFFENSIVE SUR LES REVENDICATIONS ET LA NÉCESSAIRE MOBILISATION

jeudi 26 juin 2014
par  Jean Michel BOCHATON

Si on en croit les médias, le monde ouvrier aurait l’encéphalogramme plat et les syndicats « prêcheraient dans un désert industriel ». Si la situation du monde du travail n’est pas florissante, si la notion de lutte de classe a objectivement reculée ces dernières années, se serait se tromper que de ne pas voir le travail de terrain fait par nombre de syndicalistes , parmi lesquels ceux de la CGT. Ces derniers jours cheminots, intermittents, personnel de Pole-Emploi se sont mobilisés avec la CGT démontrant que l’action des salariés avec leur syndicat n’est pas a ranger au rayon des souvenirs.

Le dernier « 4 pages » de la confédération CGT est éloquent.
Au moment ou Medef, droite, extrême-droite et gouvernement veulent tenir la tête sous l’eau des précaires, des salariés ou des demandeurs d’emploi dans le marigot du renoncement et de la division, la confédération assume ses responsabilités de centrale syndicale nationale. Très offensif, le tract en cours de diffusion met l’accent sur des revendications fortes, claires, chiffrées, porteuses de justice sociale et d’efficacité économique. C’est, dans les faits, un véritable programme pour une autre société porteur d’espoir, de luttes et de mise en perspective dont devraient s’inspirer nombre de partis a gauche…

Dans ce « 4 pages », la CGT dénonce l’inefficacité des mesures gouvernementales et patronales où chaque jour amène son lot d’exonérations supplémentaires pour les grandes entreprises alors que le chômage flambe avec 5.250.000 inscrits a Pôle-Emploi ! Face a cette situation la confédération met l’accent sur 7 axes forts.

1) L’urgence d’augmenter les salaires, reconstruction d’une nouvelle grille des salaires, ouverture partout de négociations salariales.

2) L’urgence du plein emploi stable : politique d’embauche dans les entreprises, réglementation dissuadant le recours aux contrats précaires, droits transférables pour les salariés changeant d’emploi.

3) L’urgence de garder et d’améliorer notre Sécu : nécessité d’assoir le financement sur les cotisations sociales et le travail, maitrise par les salariés de la gestion de la Sécu, droits ouverts à tous.

4) L’urgence d’une fiscalité plus juste : réhabilitation de l’impôt progressif sur le revenu, réduire le poids de la TVA qui pèse sur le pouvoir d’achat, rendre la fiscalité locale plus juste en faisant contribuer réellement les entreprises, modifier la fiscalité des entreprises pour les imposer selon qu’elles spéculent ou pas, qu’elles délocalisent, ferment des activités, rétribuent des actionnaires.

5) L’urgence de disposer de services publics efficaces, réactifs, utiles et répondant aux nouveaux besoins de notre société.

6) L’urgence d’une politique industrielle pour produire et créer de la richesse avec la mise en place d’un pôle financier capable d’épauler la recréation de filières cassées ; porter à 3% du PIB l’effort de la recherche ; création d’un grand pôle public de l’énergie.

7) Pour tendre à concrétiser ces objectifs , la CGT affirme que le progrès social « c’est une dynamique à créer » ; la centrale syndicale insiste sur la nécessité d’avoir la volonté d’obtenir ces objectifs. La mobilisation et le rassemblement est le choix de la CGT. Le syndicat invite chaque salarié à agir là où il travaille ; à créer des convergence en France et en Europe. L’enjeu étant de développer la syndicalisation partout et notamment dans les petites et moyennes entreprises .

Jean Michel BOCHATON