INTERMITTENTS

Les Robins des Bois à l’Envers,
jeudi 26 juin 2014
par  Jean-Pierre YVARS

Les Robins des Bois à l’Envers,
Le MEDEF et le Gouvernement prennent aux pauvres pour donner aux riches.

Les gradins de la Fabrique, avenue Maurice Faure à Valence se remplissent ce mardi 17 Juin à 20h avec plus d’une centaine d’artistes, venus de la Drôme et de l’Ardèche. Une joie et une gravité de se retrouver dans cette Assemblée Générale organisée par la Coordination des Intermittents Intérimaires et Précaires de ces deux départements. (à noter, la CGT très représentée)

Et déjà, une question sommes nous des Privilégiés ? Oui, en ce sens que nous aimons notre métier !
Non, dans le sens où nous représentons pour le Grand Patronat une corporation à tests, pour éprouver notre docilité, notre malléabilité notre flexibilité.

Que se passe – t-il ?
Comme en 2003, notre régime vient d’être rediscuté, renégocié, point de sanctuarisation de nos professions, mais au contraire toujours plus de dérégulation. Cette dérégulation voulue et organisée par le MEDEF, qui siège aux réunions paritaires, alors qu’il n’est pas représentatif de tous les patrons (…)
Il faut que le public sache que notre régime est très souvent rediscuté et toujours à la baisse, l’indemnisation est passé de 12 mois à 10 mois, le nombre d’heures ouvrant à une indemnisation a toujours augmenté, pour être hier à 507 heures et aujourd’hui à plus de 550 heures.

Bref, comme dans beaucoup de secteurs, avec l’aide de Bruxelles, de la Cours des Comptes, de certaines agences de notations privées, et d’une crise imaginaire dont on n’arrête pas de nous faire porter le chapeau comme en Grèce, les lobbies, les riches, s’organisent de mieux en mieux pour nous rendre plus pauvres, en disposant de note temps en nous compliquant les démarches, en complexifiant les textes, en organisant le désordre. Mais nous ne sommes pas dupes, nous sommes seulement plus divisés, plus isolés, et plus fragiles (…)

Le Comité de Suivi, né de la discussion et de l’élaboration d’un système plus juste par nos représentants que sont certains syndicats dont la CGT le plus représentatif et les Coordinations ne sont absolument pas entendus (…)

On pourrait en rire, si cela ne mettait pas en péril nos vies, et le délabrement de la société toute entière. C’est ça la véritable violence, celle des attaques incessantes contre nos droits et notre sécurité.

Le procès qui nous est fait d’aggraver le déficit de l’UNEDIC est une tromperie, l’argent des Solidarités existe, il faut oser le confisquer par une ou des lois et s’en remettre aux études du Comité de Suivi. Nous demandons en attendant , que l’agrément ne soit pas signé, par le gouvernement et la plume de Mr Rebsamen.

Extraits d’un article signé

Un artiste parmi d’autres

Jean-Pierre YVARS