PSYCHIATRIE ET MEDICO-SOCIAL

vendredi 20 décembre 2013
par  PCF Drôme

PSYCHIATRIE ET MEDICO-SOCIAL : UN ENJEU DE SOCIETE

Le 22 novembre, les agents hospitaliers des Hôpitaux Drôme Nord se sont rassemblés devant l’établissement, au moment de la tenue du comité technique d’établissement, pour faire part de leurs inquiétudes et soutenir les propositions de la CGT.

Un tract de l’organisation syndicale explique les raisons de la journée d’action.
« Restructuration, dotation budgétaire en baisse, lois sécuritaires, considération marchandes incompatibles avec le soin… On vide la psychiatrie non seulement en fermant des lits et en laissant les patients à la rue mais aussi en remettant en cause la substance première qui, au travers des réflexions d’équipes, a fait évoluer tout au long des décennies du XXème siècle la psychiatrie, la prise en charge des patients.

La loi HPST de 2009 (Hôpital Patient Santé Territoire) se traduit par la casse des services, des secteurs… au profit de la mise en place de grands pôles où le travail d’équipe est plus difficile et où les restructurations et restrictions budgétaires mènent la danse.

Cette situation amène des dysfonctionnements en cascade qui mettent en danger les patients et le personnel…..
Que deviennent nos missions de prévention, d’accompagnement, de suivi, lorsque l’on sait que l’isolement social va de pair avec la pathologie mentale ?

Une insuffisance de moyens qui amène de plus en plus d’attente pour les consultations. Des délais sont quelque fois supérieurs à 6 mois. Des délais qui ont des conséquences très graves pour le patient lui-même et sa famille.

Dans la Drôme :
L’agence régionale de santé (ARS) a prévu de centraliser tous les services d’hospitalisation du département au Centre Hospitalier Spécialisé –CHS- de Valence à Montéléger. Même si elle ne connait pas la forme que prendra le regroupement, la CGT est y opposée pour de nombreuses raisons :

• L’éloignement extrême pour les patients, leurs familles et les professionnels
• La recréation d’une structure asilaire par sa taille et sa conception
• La disparition annoncée d’un certain nombre de lits et d’agents
• La transformation de postes d’infirmiers en postes d’aides soignants, pratique déjà courante à Montéléger » .

Ce projet non officialisé a eu pour conséquence immédiate le blocage de la re-construction du service basé à Romans, la suppression de postes d’infirmiers sur le site de St Vallier sans la moindre négociation.