RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET DROIT A L’ELECTRICITE

jeudi 26 septembre 2013
par  PCF Drôme

En lisant le journal, ce lundi 23 septembre, deux informations apparemment éloignées l’une de l’autre m’amènent à quelques réflexions.

Les annonces faites à la Conférence environnementale à Paris : réduction de 30 % de notre consommation d’énergie fossile d’ici 2030, rabaisser de 50 % la consommation énergétique en France sont des objectifs ambitieux. Est-ce que les mesures envisagées permettront de les atteindre ?

Les mesures préconisées : la TVA à 5 % sur les travaux d’isolation thermique des logements et une aide de 1 350 à 2 000 euros pour les foyers qui décideraient de tels travaux – seront elles suffisantes quand il faut envisager entre 20 000 et 30 000 euros pour une logement ?

Création d’une « contribution climat énergie » qui reposerait essentiellement sur les salariés et les ménages ?

La victoire de la droite et de Mme Merkel. L’Allemagne a mis à l’arrêt la majorité de ses centrales nucléaires, les dernières fermeront en 2025. Actuellement la majorité de l’électricité est produite avec du charbon – 8,1 % pour l’éolien, 4,2 % pour le photovoltaïque, 17 % pour le nucléaire.

La production, le transport, la distribution de l’électricité est, en Allemagne, entièrement entre les mains d’entreprises privées. En conséquence, pour des raisons de rentabilité, elles ont choisi plutôt que de recourir au gaz (moins polluant mais moins rentable) d’accentuer le recours à la lignite (charbon le plus polluant) pour alimenter les centrales complémentaires indispensables au maintien du réseau dans les périodes sans vent et sans soleil.

13 centrales au charbon ou lignite ont ouvert depuis un an – 24 sont en construction, une vingtaine en projet – ce qui se traduit par une augmentation du bilan carbone de l’Allemagne qui a émis, en 2012, 1,6 % de CO2 de plus que l’année précédente.

Autre conséquence : si les grandes entreprises continuent, au nom de la compétitivité, de bénéficier de tarifs électricité subventionnés, les particuliers paient eux une addition de plus en plus salée : le prix du kilowatt/heure est passé de 17,9 centimes en 2004 à 28,5 centimes d’euros en 2012 – contre 12 centimes d’euros en France.

L’Allemagne que nombreux, très nombreux nous donne en exemple

Le Parti communiste propose un mixte énergétique au coût le plus bas possible – 100 % public. Pour plus d’information lire « Pour une transition énergétique réussie ».

□ Yvonne ALLEGRET