Ce qui ruine nos retraites, c’est le coût du capital

jeudi 19 septembre 2013
par  PCF Drôme

Le gouvernement s’entête. Il vient de présenter son projet de réforme des retraites prolongeant, sans les remettre en cause, les désastreuses réformes de la droite depuis 1993, fondées sur l’allongement de la durée de cotisation et la baisse du montant des pensions. Il y ajoute même un nouveau cadeau au patronat avec une réduction annoncée des cotisations employeur pour la politique familiale.

L’avenir des retraites nécessite un débat public, argumenté et contradictoire. Rien de cela n’a été organisé par le gouvernement qui prévoit, en plus, un temps contraint à l’Assemblée nationale. André Chassaigne a bien raison de s’y opposer au nom des député-e-s communistes et du Front de gauche.

Une autre réforme est possible qui permette le droit pour toutes et tous à la retraite à 60 ans à taux plein. Une réforme solidaire et socialement efficace ne reposant pas uniquement sur les salarié-e-s et les retraité-e-s.

Ce qui ruine nos retraites, c’est le coût du capital. Quand les entreprises versent un euro de cotisation sociale, elles en versent plus de deux pour le financement du capital. Cette gabegie doit cesser. Elle doit être renversée. C’est le sens de l’engagement du PCF pour un grand débat public, dans les mobilisations à venir et dans le cadre de l’appel unitaire « Retraites 2013 ».

CGT : SEMAINE D’ACTION EN OCTOBRE

« Nous exigeons le retour à une retraite à 60ans avec un taux de remplacement à 75% et des départs anticipés pour travaux pénibles. »
Le message est clair, la CGT ne renonce pas et « s’engage dans la construction d’une semaine d’action du 7 au 11 octobre, à l’occasion de l’ouverture du débat parlementaire. »

Une semaine d’action « avec la perspective d’une journée nationale unitaire et interprofessionnelle de grève et de manifestation. »