LA RETRAITE A 60 ANS : UN ENJEU DE CIVILISATION

jeudi 18 juillet 2013
par  PCF Drôme

Comme nous l’avons vu précédemment les réformes successives ont réduit l’accessibilité à une retraite digne. Elles ont reculé l’âge de départ à la retraite, allongé la durée de cotisation et réduit le niveau des pensions distribuées. Et cela au nom du « sauvetage de notre système de retraite solidaire ». Las, le déficit est loin d’être résorbé. Excédentaire en 2000 de 0,5 Mds d’euros, déficitaire de 3,5Mds d’euros en 2013. En 20 ans, le pouvoir d’achat des pensions de base a perdu 7,22% et celui des complémentaires 13.19%.

Travailler plus longtemps puisque l’on vit plus longtemps ? Entre 1946 et le années 80 l’espérance de vie s’est allongée de 5 ans pour les femmes et 4 ans pour les hommes. Ce qui n’a pas empêché la gauche de porter l’âge de départ à 60Ans au lieu de 65 ans. La gauche de l’époque à donc fait l’inverse de ce que le gouvernement Hollande prétend faire aujourd’hui.

L’histoire c’est la diminution constante du temps de travail et celui-ci un signe de progrès de la civilisation.

Les choix relèvent de la nature de notre vie en société, de la place et du concept du travail, du rôle et de la place des retraités. C’est une exigence de justice sociale avec la sécurisation du parcours de vie et un financement intergénérationnel et solidaire, tiré des richesses créées par le travail. C’est donc un choix de société, de civilisation !

Le parti communiste se fixe donc l’objectif d’une retraite à 60ans à taux plein dont le taux de remplacement sera de 75% du salaire de référence à partir des 10 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public. Le niveau des pensions devra être indexé sur les salaires. Les années de formation seront validées comme des années travaillées. Cela suppose de revenir sur les réformes régressives engagées depuis 20ans. Le Parti Communiste propose aussi d’engager des négociations sur la pénibilité du travail pour permettre un départ anticipé ainsi que pour une entrée précoce dans le monde du travail. Le Parti Communiste préconise de développer la prévention, afin d’arriver à la retraite en bonne santé.
Pour le PCF, le déficit des régimes de retraite découle d’un problème de recettes. Nous devons garantir le financement pérenne de la branche vieillesse de la Sécurité Sociale par la cotisation sociale. Les entreprises paient deux fois plus de charges d’intérêts et de dividendes que de cotisations sociales. Combattons le cancer financier. Le PCF propose de moduler les taux de cotisation patronaux en fonction de la politique d’emploi et des salaires de l’entreprise pour dégager de nouveaux financements.

Bien entendu, il faut en finir avec les exonérations de cotisations qui ont fait la preuve de leur inefficacité en matière d’emploi. Coût en 20 ans, près de 200 milliards d’euros ! Pour créer de nouvelles recettes, il convient de créer une cotisation additionnelle sur les revenus financiers des entreprises qui échappent à tous les prélèvements sociaux. Enfin réduire le poids de la fiscalité dans le financement de la sécu, soit 2% en 1990 et 37% actuellement dont la moitié est imputable à la CSG.

Paul GOYARD