PLAN DE LICENCIEMENT DANS LES INDUSTRIES

ECHEC AU PATRONAT
vendredi 12 juillet 2013
par  PCF Drôme

Sans la forte mobilisation des salariés et des OS CGT et FO, la SNET/Eon allait procéder pour la première fois depuis la libération à des licenciements massifs pour des raisons dites « économiques et industrielles » (en fait stratégiques et financières).

Les tribunaux saisis par les OS ont cassé le plan SNET/Eon et exigé le respect du précédent accord qui actait la fermeture de certains sites au plus tôt en 2015 et sans aucun licenciement avec un projet industriel alternatif, conformément au statut national des personnels des IEG.

Depuis 1946, ces industries ont connu de profondes mutations et de nombreuses réorganisations, parfois de grande ampleur, qui se sont déroulées avec succès et sans drame social. Les textes statutaires, issus de la nationalisation voulue par le CNR, ont prévus l’accompagnement social et la formation des salariés confrontés à l’obligation de mutation professionnelle et géographique dans les meilleurs conditions, sans perte d’emplois, de salaire et de classifications ; y compris le conjoint peut bénéficier d’un accompagnement dans le cadre de la mobilité. Ces textes font la démonstration depuis 67 ans que la sécurité sociale professionnelle est possible et efficace.

Le statut est toujours de rigueur ! Ainsi vient de le signifier la justice aux patrons des 140 sociétés de la branche des IEG qui attendaient sans doute avec un vif intérêt l’aboutissement de la démarche destructrice de la SNET/Eon.

L’Energie est, malgré les velléités de certains, un secteur industriel en évolution positive. Par conséquent, il reste encore à gagner la confirmation par la SNET/Eon de son engagement à investir dans de nouveaux projets, comme la centrale Biomasse à Gardanne.

Jean-Luc FARGIER