MOUVEMENT DE GREVE A LA MSA

lundi 8 juillet 2013
par  PCF Drôme

Comme lors des deux premiers mouvements de grève des 17 et 24 juin (suivis largement avec plus de 40 % du personnel en grève), les salariés des sites de Privas, Valence et Saint Etienne de la Mutualité sociale agricole Ardèche Drôme Loire ont répondu en nombre à l’appel des organisations syndicales CGT, CFDT et UNSA2A mardi matin pour un débrayage de 59 minutes. Ce jour-là ils étaient plus d’une centaine sur le site de Valence pour dire leur « ras-le-bol » en mettant en cause les restructurations successives opérées par la direction (sous tutelle du ministère de l’agriculture et du ministère des finances).

Depuis 2010 et la fusion des sites MSA de la Drôme (Valence), de l’Ardèche (Privas) et de la Loire (Saint-Étienne) en une seule entité, le personnel est sous pression. « Nous sommes ici pour exprimer un mal être profond que la direction doit entendre » expliquait Patrick Sansano délégué syndical (MSA Central). Et d’ajouter « il faut se rendre compte des dégâts occasionner au service publique, les personnels sont en souffrance et tout cela entraîne une détérioration du service aux adhérents avec des retards dans les prestations, dans les ouvertures de droit et dans le traitement des réclamations ». « Cette année, dans un souci d’économie, la direction a décidé de ne pas envoyer les volets fiscaux lié aux reversements des pensions aux retraités, c’est un exemple du mauvais service rendu aux adhérents ».

En effet, sur la base d’un raisonnement purement gestionnaire, la direction prévoit 43 postes supprimés avant 2015 sur les 3 sites (et 1300 au niveau national), la fermeture ou réduction des horaires d’ouverture de points d’accueil (Valence, Romans, Nyons, Montélimar) et pourtant dans le même temps, il est demandé au personnel de faire des heures supplémentaires car l’activité ne baisse pas. De plus en plus, les salariés jonglent entre les quatre secteurs : santé, famille, cotisations, retraites gérés par la MSA en guichet unique. « Nous avions un vrai savoir-faire mais nous le perdons avec cette spécialisation par activité que nous imposent les textes réglementaires et les conventions d’objectif » commentait Jean-Pierre Ferroussier, délégué CGT et élu CE du site de Valence.

Face à cette situation, le personnel des 3 sites reste mobilisé. Comme le confiait Daniel Fenouil de l’UL CGT Valence, « avec les actions de la MSA, des territoriaux le 12 juin, des cheminots le 21 juin, des hospitaliers le 25 juin, nous voulons alimenter cette dynamique de lutte tout l’été pour créer les conditions d’une forte mobilisation interprofessionnelle pour la rentrée ». VM

Légende photo : MSA Ardèche Drôme Loire, la restructuration menace les conditions de travail des salariés pressurés, porte un coup à l’emploi et détériore in fine le service rendu aux adhérents.