L’HÔPITAL de DIE ne doit pas fermer !

samedi 1er décembre 2012
par  PCF Drôme

Philippe Leeuwenberg
Conseiller général de la Drôme, canton de Die,
Vice président du collectif de défense de l’Hôpital de Die,
s’adresse aux députés et sénateurs du PCF afin d’interpeller le gouvernement.

cher(e)s camarades,

L’hôpital de Die refait l’actualité régulièrement depuis 25 ans, notamment ses services de maternité (gynécologie-obstétrique) et de chirurgie. Il est l’un des plus petits de France, sa maternité assure environ 130 accouchement par an.

Chaque année ou presque, la population descend dans la rue, signe des pétitions (10 000 en 2009 pour 12 000 hbts), les élus s’expriment, font voter des voeux (à l’initiative surtout des communistes bien connus de Dédé, Jean Pierre Rambaud, Jean Louis Simon et plus récemment moi même Philippe Leeuwenberg). Chaque année depuis 1987 date de la première menace de fermeture le Diois obtient des dérogations du directeur de l’ARH ou ARS (Agence régional de l’hôpital : de la santé depuis la loi Bachelot).

Les deux autorisations de fonctionnement prendront fin au 31 décembre 2012. Nous sommes dans l’attente d’une décision du directeur de l’ARS ou de la ministre de la santé. La Commission Spécialisé de l’Organisation des Soins (CSOS) a rendu ce 28 novembre un avis défavorable comme cela a toujours été le cas. Mais cette année le débat y a été vif et long, le vote moins couperet que précédemment, c’est un premier point positif issu en partie de notre travail.

Nous avons deux demandes.
1 : Questionner la ministre sur sa volonté de donner une dérogation (elle, ou le directeur de l’ARS peuvent le faire). Il nous semble normal que la ministre prenne cette responsabilité au regard des ses annonce contre la "désertification médicale" et de ceux du président demandant un service d’urgence à moins de 30mn de chaque citoyen. Nous demandons une dérogation de 5 ans, pas de six mois ou un an qui n’ouvre aucune perspective.

2 : Nous avons discuté de la proposition suivante notamment avec Jean Luc Gibelin, animateur de la commission santé du PCF.
Vu, la démographie médicale ne permettant pas de recruter des pédiatres dans les zones rurales, vu qu’il reste (selon le RAPPORT N°RM2012-020Pde l’IGAS ) 13 maternité réalisant moins de 300 accouchements alors qu’il en existait 99 en 1999, vu que la fermeture de ses dernières maternités serait incompatible avec la notion de service public et mettrait en danger les population,

nous vous proposons de demander à la ministre de modifier de façon transitoire le décret D.6124-44, 2°,a. du Code de la santé qui stipule que "Pour les unités réalisant moins de 1 500 naissances par an, la présence des médecins spécialistes est assurée par :(...)- un pédiatre présent dans l’établissement de santé ou disponible tous les jours de l’année, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, dont le délai d’arrivée est compatible avec l’impératif de sécurité."
Selon les spécialistes le rôle du pédiatre dans le cas ci dessus est exceptionnel, il consiste à réaliser la réanimation néonatale. Hors dans une maternité comme la notre, les femmes à grossesse à risque sont orienter vers d’autres hôpitaux. L’ensemble de l’équipe médicale est formé à la réanimation néonatale (gynécologue anesthésite-réanimateur, médecins, sage femme, auxiliaire de puériculture). Un pédiatre assure les visites des bébés dans les jours précédant sa sortie de la maternité comme c’est la règle. Pas un accident grave n’a été constaté depuis 25 ans (au delà nous n’avons plus de témoins mais de mémoire de Diois aucun accident à la maternité de Die. Le député, l’ancienne maire de Die, le conseiller général ont vu tous leurs enfants naquirent à Die).

Nous demandons donc de façon transitoire de modifier le décret D.6124-44 afin de prendre en compte la situation actuelle sans pénaliser l’avenir, le jour où les pédiatres seront nombreux et viendront s’installer en zone rurale en prenant en compte la présence d’autres médecins formés à la réanimation néonatale.

Je reste entièrement disponible pour vous donner plus d’information sur ce dossier complexe. Le Diois comptent sur vous.

Recevez, cher(e)s camarades, mes fraternelles salutations.

Philippe Leeuwenberg
Conseiller général de la Drôme, canton de Die
Vice président du collectif de défense de l’Hôpital de Die