LE PIRE ENNEMI DE LE PEN

vendredi 4 mai 2012
par  PCF Drôme

Dans le système désenchanté que nous impose la politicaillerie médiacratique, tout s’organise au profit d’un statu quo d’autant plus cynique qu’il inocule, tel un venin, le nihilisme en politique.

D’un côté, les puissants dictent leurs lois, celle du monde marchand, non libres et faussées. De l’autre côté, les gestionnaires – ou aspirants – calquent leurs idées sur les impératifs de l’austérité et de l’accompagnement vers l’inexorable déclin de l’égalité républicaine.

Et au milieu ? Le chien de garde du capitalisme, grâce auquel tout se trouve paralysé : le Front national. Il attise la haine de l’autre par temps de crise en ethnicisant la politique, il impose ses thèmes et maintient un climat de peur légitimant le réflexe du vote utile…

Le Front de gauche a dénoncé, le plus souvent seul, l’imposture de la famille Le Pen, de meeting en meeting, prenant ses arguments pour mieux les démonter, tan­dis que les militants, partout, ont contesté, souvent bruyamment, la présence de fifille-nous-voilà et de ses gros bras, pour ne plus céder aux représentants de l’obscurantisme.

Le Front de gauche affirme être le pire ennemi de Le Pen et en la combattant, il veut combattre la division, les islamalgames, rassembler les victimes, les dominés, et réorganiser l’idée même de solidarité… Combattre Le Pen, et pas seulement la dénoncer, en tous lieux et en toutes circonstances, est une fonction autant qu’un honneur !

Le Front de gauche s’oppose aux tentatives de banalisation de Le Pen, aidée qu’elle a été par le chef de l’État. Le Pen a profité du tapis rouge que Sarkozy a déroulé sous ses pieds : du pseudo-débat sur l’identité nationale aux politiques de l’immigration, sans parler de l’écrasement progressif de l’esprit d’égalité, jamais depuis la fin de la guerre d’Algérie l’État français n’a à ce point engendré une logi­que de bouc émissaire. En désenclavant les thèses lepénistes, Sarkozy porte une responsabilité historique !

Faire reculer le FN désenchaînera la politique, réenclenchera l’espoir, réactivera les mots, les symboles, l’imaginaire et même une possible suprématie culturelle et idéologique.

Faire reculer le FN, ce sera faire progresser le peuple .