Le Sénat valide les politiques austéritaires

vendredi 9 mars 2012
par  NB

Le sénat pourtant à gauche a adopté le traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) à 169 voix contre 35.

Les 21 sénateurs communistes et apparentés ont voté contre , ainsi que les 3 sénateurs RDS (Chevènement), 3 sénateurs PS et 8 écologistes. Les Trois sénateurs PS drômois, Jean Besson, Didier Guillaume, et Bernard Piras se sont abstenus.

Présenté comme un pare-feu aux crises de la dette, le MES prévoit en réalité de conditionner l’aide fournie aux Etats en difficultés à la ratification du traité Sarkozy-Merkel sur la stabilité ( Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance : TSCG), érigeant en valeur suprême la règle d’or.

Seuls 3 sénateurs PS ont voté contre, même si Nicole Bricq (PS ) a reconnu en séance que « conditionner le MES à la ratification du TSCG montre bien que ce qui est recherché est l’adhésion à une conception qui privilégie l’austérité au détriment de la croissance », 126 des 130 sénateurs socialistes ont choisi l’abstention dans une proportion encore plus importante qu’à l’Assemblée nationale.

Pour Eric Boquet, sénateur PCF, dont le groupe a voté contre à l’unanimité « le MES s’aligne sur le TSCG qui n’est pas le traité pour la solidarité, la croissance et la générosité, mais bien l’instrument de l’austérité imposée aux peuples. Un remède digne des Diafoirus de Molière grâce auquel le malade meurt guéri ».

Le groupe des sénateurs communistes a présenté deux motions d’inconstitutionnalité rejetées à 167 voix contre 24.

Mercredi dernier, à l’ assemblée nationale, lors des débats préalables au Conseil européen, François Assensi pour les députés communistes et PG, a rappelé « les nouveaux traités européens sont une violation pure et simple de la souveraineté populaire, puisque deux organismes non élus seront les chiens de garde de l’austérité ». Les élus PCF-PG déposeront une proposition de loi pour exiger un référendum sur tous les traités de ce type.

NB