Jean-Louis tourne la page …

vendredi 18 novembre 2011
par  PCF Drôme

Ni brocante ni vide-grenier – hormis celui des souvenirs – ce fut un marché inédit ce vendredi 28 octobre sous la Halle Saint-Jean : Jean-Louis-de-Notre-Temps réunissait son « réseau » pour fêter sa retraite !

Le « réseau »… voilà qui est « tendance » mais ne vaudrait-il pas plutôt parler de la foule d’amis venus à la rencontre de leurs souvenirs ?

Enseignants, responsables associatifs, syndicaux, élus, bibliothécaires, voisins, aides bénévoles, lecteurs à voix haute et à voix basse… tous lecteurs et amoureux du livre, tous militants de la cause des librairies indépendantes du seul fait d’y acheter leurs livres… là plutôt qu’ailleurs ! Tout est dans le « plutôt » en des temps de résistances aussi peu visibles que multiformes face au rouleau compresseur des grands groupes (médias, finance, industrie, commerce… Pas de noms, surtout pas de noms !).

Ce soir-là, on se pressait entre tables, apéritifs et visages connus, reconnus, inconnus. On y cherchait Jean-Louis mais d’être à tous, il n’était à personne, happé par nos questions, notre curiosité, notre malice : « Combien d’années à Notre Temps ?... Déjà !.. Te reverrons-nous Grand’Rue ?... Te souvient-il de telle aventure, mésaventure, farce de copains ?… Et le temps d’Anatole... Et le temps du Gaukari… Et qui te remplace ?... » Car enfin, l’avenir est de la partie et c’est sa fête aussi.

Oui, l’équipe est là : voici Cécile, nouvelle directrice, Véronique et Marie-Eve, un trio désormais à l’attaque pour que la belle aventure continue, sédentaire dans de solides et beaux vieux murs, nomade aux quatre coins de Drôme/Ardèche quand appellent un salon du livre, une conférence-débat, un meeting politique, un évènement porté par une association…

Oui, n’en déplaise à la civilisation du « tout, tout de suite », Notre Temps est encore le nôtre : temps de l’accueil, de la conversation, du conseil, du débat, de la lecture enfin (temps incompressible donc temps gagné sur le zapping, l’agitation, la confusion).

A quelques encablures de l’année nouvelle, souhaitons longue vie à la librairie. Et belle vie nouvelle à Jean-Louis gagnant son « droit à la paresse* » !

Evelyne Lafuma
* « Le droit à la paresse » fut écrit par Paul Lafargue, gendre de Karl Marx.