Que pourrait cacher l’engouement médiatique pour les primaires ?

vendredi 21 octobre 2011
par  Marcel MAGNON, Robert FARESSE

Cela ne vous a pas échappé : tous les media ont célébré à leur manière l’événement, au plus près de nous, le Dauphiné Libéré et d’autres organes ont rendu compte à de multiples reprises des préparatifs, du scrutin, des résultats dans la moindre commune…

On peut comprendre l’enthousiasme et la sincérité des citoyens qui ont voté pour le candidat socialiste de leur choix pour le premier, comme peut-être aussi pour le deuxième tour des présidentielles. On peut enregistrer avec satisfaction que l’orientation majoritaire, si on s’en réfère aux engagements des différents candidats, penche nettement à gauche.

Pour autant, on a du mal à comprendre l’omniprésence de ces primaires dans l’ensemble des media écrits, parlés ou télévisés. Certes, la nouveauté peut entraîner des pics d’audience surtout si des petites phrases, maintes fois reprises, font l’actualité. Mais n’y a-t-il pas d’autres intérêts pour les milieux d’affaires qui possèdent ou influencent la grande majorité des media.

Nous avons déjà dit que ce scrutin risquait de favoriser l’existence d’un président monarque mais il pourrait avoir aussi le mérite d’éliminer assez rapidement les partis politiques privés de débat d’orientation comme aussi du choix de candidats. Le modèle existe : il est Etats-Unien. On voit aujourd’hui les espoirs déçus des soutiens populaires de Barak Obama (qui avait quand même reçu plus d’argent des milieux financiers que son rival et Wall Streets n’a pas à se plaindre de son mandat). Organisées par la gauche en Italie depuis 2005, les primaires semblent avoir fait disparaître les partis et en particulier ceux de la gauche radicale.

Même si Copé fait semblant de s’indigner, y compris de manière ridicule, du déroulement des primaires, François Fillon, lui qui a l’oreille des agences de notation pour sa magnifique réforme des retraites, joue déjà le coup d’après…

Sans mettre en cause, encore que, l’indépendance des rédactions et des journalistes, gageons qu’un système à l’américaine qualifié de « moderne » a toute la sympathie des milieux d’affaires. Il est possible que ces mêmes milieux inquiets sur l’avenir de la candidature Sarkozy valorisent le plus modéré des candidats socialistes, et anticipent la victoire de François Hollande.

Rien n’est définitivement joué. Et, que nous soyons ou pas allé voter aux primaires, il faudra rester vigilant pour que les institutions n’évoluent pas vers plus de présidentialisme mais qu’au contraire on se dirige vers une sixième république qui renforcera le pouvoir des parlementaires. C’est un des objectifs que se fixe le Front de Gauche dans les semaines qui viennent.

Robert FARESSE – Marcel MAGNON - Montélimar


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