Pensons représentation populaire, pensons législatives.

vendredi 8 juillet 2011
par  Jean Marc DURAND

Le débat sur la désignation du candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012 clos, il s’agit maintenant de forcer le pas pour que les discussions sur les candidatures aux législatives se mènent dans les meilleures conditions et offrent une bonne lisibilité politique de la situation. Il convient tout d’abord, ainsi que l’avait actée la conférence nationale du parti communiste des 3, 4 et 5 juin, qu’un accord national soit rapidement conclu au sein du Front de gauche sur la base des engagements pris de part et d’autre.

Dans le même temps, il convient au plan départemental et dans chaque circonscription de se mettre en mouvement afin d’aboutir dans les meilleures conditions et dans les délais les plus courts à une juste répartition des candidatures sur la base d’un accord qui stipulait qu’une circonscription était réservée au Parti de gauche et que sur les trois autres, il revenait au Parti communiste de faire des propositions.

Il est en effet important qu’à l’image de ce qui a été réalisé pour la candidature présidentielle, nous soyons au plus vite en bon ordre de marche pour les législatives. L’accord national du Front de gauche ne stipulait-il pas de faire un même paquet de la présidentielle et des législatives ? C’est d’ailleurs cette dimension qui avait séduit de nombreux communistes.

Nul doute que la formalisation et la réalisation d’un bon accord sur l’ensemble des quatre circonscriptions de la Drôme vont constituer un élément déterminant de la dynamique du Front de gauche pour les campagnes de 2012. Nous pouvons dès maintenant mesurer le besoin d’engagement que les échéances de l’année prochaine nécessitent si nous voulons être en capacité d’impulser un vrai débat sur l’alternative politique et être en mesure de peser réellement face à la droite et vis-à-vis du parti socialiste.

La balle est dans le camp des communistes. La réflexion doit être conduite partout pour proposer des candidatures, en débattre entre communistes et avec nos partenaires du Front de gauche. La réunion d’assemblée générale des communistes dans les sections et au niveau des circonscriptions si cela n’a pas encore été fait, doit être notre objectif du moment, même si la période des congés n’est pas forcément la plus propice à ce type d’initiative. Il ne serait en effet pas souhaitable de trop différer le débat et les discussions que ce soient avec les communistes présents ou avec nos partenaires.

Ce processus de désignation des candidats ne doit cependant pas occulter les nécessaires échanges, voire les confrontations sur les contenus politiques de la campagne et particulièrement sur le programme populaire partagé qu’il convient d’amender, d’enrichir, de faire évoluer, par exemple pour l’adapter à des situations spécifiques locales.

Qui peut en effet nier l’enjeu des contenus politiques dans une période minée par divers scandales, par les reniements politiques, par les abandons idéologiques qui font le lit du Front national, nourrissant la désespérance et faisant monter l’exclusion, la peur et la haine ?

Nous vivons chaque jour des exemples de la casse des solidarités, de l’expérimentation de la théorie du choc chère aux économistes de Chicago dont l’objectif est de déstabiliser, de désorienter les individus et les territoires pour mieux les jeter en pâture aux appétits d’un capitalisme financiarisé répondant à une logique de voyous.

Nous avons sous nos yeux, des exemples caractéristiques de la mise en pratique de cette idéologie. Le débat en cours sur la réorganisation territoriale et sa déclinaison locale par la mise en place de grandes agglomérations qui préfigure un recul historique de la démocratie locale et du maillage des services publics territoriaux en est une parfaite illustration.
Tout comme l’installation des nouveaux territoires de santé qui, en Drôme, prévoit ni plus ni moins de supprimer la psychiatrie sur le bassin des hôpitaux Drôme Nord, de fusionner les hôpitaux de Valence et les hôpitaux Drôme Nord en commençant par imposer un seul directeur pour les deux établissements qui se situent à plus de 20 kilomètres l’un de l’autre et qui ont environ 2000 salariés chacun. Dans le droit-fil de cette restructuration, les hôpitaux de Die et de Crest voient leur existence directement menacée.

Alors oui il y a de la matière sociale, économique, politique à travailler.
Oui, il y a de l’espace pour mener un vrai débat sur les enjeux nationaux, européens et mondiaux avec les gens à partir des problèmes et des problématiques auxquels ils sont confrontés au quotidien et dans leur proximité.

Travailler avec les gens, construire avec eux des réponses politiques afin de les transformer ensuite en loi, c’est cela la tâche d’un élu du peuple à l’Assemblée Nationale.

C’est pourquoi, il faut sans tarder engager la campagne des législatives car ne l’oublions pas, les lois se votent à l’Assemblée Nationale.

Jean-Marc DURAND
Membre de l’exécutif départemental du PCF Drôme
Elu à Romans