PAS DE REVALORISATION DU SMIC AU 1ER JUILLET
INDIGNONS-NOUS !

dimanche 3 juillet 2011
par  PCF Drôme

Malgré une hausse des prix annoncée par l’INSEE de 1,9 % fin mai, il n’est toujours pas question pour François Fillon d’augmenter le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC). « Ce serait une faute économique qui jouerait contre l’emploi »explique-t-il.

Alors que la crise est toujours là, que les prix flambent, que le pouvoir d’achat est une préoccupation majeure pour les familles, le gouvernement refuse aux 3 millions de Smicards la moindre augmentation.

« Ce refus du gouvernement d’accorder un coup de pouce au SMIC est totalement scandaleux » a déclaré Pierre Laurent secrétaire national du Parti Communiste Français.

Personne ne vit dans son quotidien une hausse de prix inférieure à 2 %. C’est un mensonge d’État contredit par la vie dans une crise de plus en plus dure !
Et cette injustice sociale pèse terriblement sur les ménages modestes, les dépenses dites contraintes (loyer, eau, électricité, gaz, frais d’assurances, télécommunications, transports ou santé) augmentent plus vite que la moyenne des prix. Elles peuvent représenter jusqu’au 3/4 du budget des ménages. 8 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté et plus de 2 millions de personnes vivent dans un ménage pauvre dont le chef de famille dispose d’un emploi.

Le patronat et le gouvernement, complices, s’entendent pour faire baisser le prix de la force du travail. Cela se traduit par une smicardisation toujours plus grande des salariés en particulier des femmes, et par le non paiement des qualifications. 50 % des français gagnent moins de 1 580 euros par mois.
Laurence Parisot, patronne du MEDEF, assure que la richesse est bien partagée en France : quelle blague ! Les entreprises du CAC 40 viennent de battre un nouveau record avec 83 milliards d’euros de bénéfices engrangés en 2010. Dont 40 milliards ont été versés pour leurs actionnaires ! En plus de ces bénéfices records, les grands patrons du CAC 40 augmentent leurs salaires de 24 % .

Alors que les actionnaires se gavent, le MEDEF refuse d’ouvrir des négociations annuelles dans les entreprises. Les milliards d’euros d’exonérations et d’allégements de charges sociales accordés sans contreparties aux employeurs alimentent ce système de trappe à bas salaires et fragilisent la protection sociale et la retraite.

La bataille pour le SMIC est un des piliers pour le retour de la croissance. C’est la base de la reconnaissance des qualifications et un repère social dans la société en termes de niveau de vie pour les retraités, les privés d’emploi et les bénéficiaires des minima sociaux.

Le PCF propose

- L’augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux, avec un salaire minimum porté tout de suite à 1 600 euros brut.

- Une contribution immédiate des grandes fortunes, via un renforcement de l’ISF, pour redonner à l’État les moyens de conserver et créer des emplois utiles dans l’éducation, la santé, la police.
- La création d’une sécurisation de l’emploi et de la formation.

- Le blocage des prix de l’énergie (gaz, électricité, essence) et d’un ensemble de biens de première nécessité.

- Le blocage des prix des loyers, en en limitant le montant à un maximum de 20 % des revenus des familles.

- La taxation des profits et de la spéculation : Taxer les revenus financiers des entreprises, supprimer les 30 milliards d’exonérations des cotisations patronales, créer un pôle public bancaire.