Un sport pour toutes et tous, partout !

mercredi 6 avril 2011
par  PCF Drôme

Dans le monde du sport, mais plus précisément des activités physiques et sportives (APS) la révision générale des politiques publiques se traduit par la suppression ou la diminution des services de l’Etat. La fermeture des centres régionaux d’éducation physique et sportive (CREPS) la privatisation de l’institut national supérieur d’éducation physique (INSEP) le transfert vers le privé du service public de formations, la suppression de professeurs de sport mettent en péril le sport pour tous.

Dans le même temps la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon affaiblit les collectivités territoriales en les privant non seulement des moyens financiers nécessaires par la remise en cause de la clause de compétence générale et par la suppression de la taxe professionnelle, mais aussi de leur pouvoir de décision politique en matière de démocratisation des APS.

Les collectivités territoriales jouaient un rôle essentiel dans l’investissement des équipements publics pour la pratique des APS et par leurs subventions d’aide au développement des clubs.

La garantie de l’accès de tous les citoyens aux pratiques sportives de leur choix au plus près de leurs lieux de vie ne sera plus assurée. Le lobbying actif des syndicats patronaux a pour objectif de lui substituer un système ultra libéral, par nature inégalitaire, qui exclura de la pratique ceux qui n’auront pas les moyens de payer.

A l’image des offensives contre tous les services publics, le patronat s’attaque au service public du sport et des activités sportives. Des mises en délégation de services publics, de piscines, de gymnases à des groupes privés : Vert marine, Récréa, UCPA, Bouygues… Il en est de même de la formation accessible aux marchands au détriment de la qualité. D’où le démantèlement des structures tels que les CREPS, entérinant de faire la disparition de l’éducation populaire.

Ainsi des entreprises demandent des brevets d’animateurs, et non plus d’éducateurs, adaptés à leurs besoins et formés par leurs propres structures de formations.

Pour couronner le tout, une cinquantaine de députés de l’UMP ont déposé un projet de loi qui revisite le code du sport, qui tirerait vers le bas le niveau des qualifications professionnelles exigées pour l’encadrement des activités dans les structures à but lucratif. Objectif : libérer le secteur marchand par les allègements en matière d’encadrement des publics.

C’est pour s’élever contre cette politique et reconstruire une organisation des activités physiques et sportives que le 24 mars dernier, la CGT, la FSU, la FAFPT, l’UNSA et le syndicat national des maitres nageurs, sauveteurs appelaient à une journée d’action dans toutes régions et s’est traduit par un rassemblement devant le secrétariat aux sports et par des délégations aux ministères des sports , du travail, de l’intérieur et de la santé.

A Valence les maîtres-nageurs étaient en grève et toutes les piscines fermées.

Paul GOYARD