SANTE, HOPITAL
JOURNEE NATIONALE D’ACTION LE 2 AVRIL.
Rassemblement à Die

lundi 28 mars 2011
par  PCF Drôme

La mise en œuvre par le gouvernement de la loi HPST-Bachelot-Sarkozy frappe de plein fouet nos hôpitaux, nos maternités, nos centres d’IVG... C’est tout notre service public de santé qui se détériore au profit du privé, tant pour celles et ceux qui en ont besoin que pour celles et ceux qui y travaillent.

Comme à Valence, Lyon et ailleurs, à L’HOPITAL DE DIE, la loi HPST (Hôpital Patients Santé Territoire) fait ses ravages : Le manque de praticiens, d’infirmières, de personnels soignants… se fait cruellement sentir. Il a des conséquences dramatiques sur leurs conditions de travail. Les week-ends travaillés s’enchaînent pour le personnel, avec des périodes de congés raccourcies, les CDD de courte durée se succèdent sans attrait pour l’avenir…

La fermeture du SSR (Service des Convalescents), est un véritable chaînon manquant pour la convalescence et plus largement dans l’offre de soins de notre hôpital. L’absence de perspectives d’emploi à long terme est un frein au recrutement. Les autorisations de fonctionnement pour la maternité et la chirurgie de Die seront ou non reconduites d’ici le 1er août 2011. Comment travailler sereinement ?

Nationalement, près de 80 organisations associatives, syndicales et politiques, de représentants des usagers et personnels, plus de 100 Comités et Collectifs de Défense et des syndicats appellent à cette journée nationale d’action. - lire plus bas l’appel national

Avec notre Coordination Nationale, solidaires de leurs exigences, nous porterons aussi les nôtres :
- pour que la chirurgie d’urgence puisse être opérationnelle 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 toute l’année ;
- pour que tous les services aient les moyens humains, financiers et matériels nécessaires ;
- pour que les autorisations de fonctionnement de la maternité et de la chirurgie soient renouvelées ;
- pour la réouverture du service des convalescents (SSR) avec le personnel nécessaire ;

RASSEMBLONS-NOUS NOMBREUX
LE SAMEDI 2 AVRIL, A 11 H,
devant l’hôpital, rue de la Citadelle,
pour se rendre ensuite à la Sous-Préfecture.

Collectif de Défense de l’Hôpital de Die


NOTRE SANTÉ EN DANGER
Usager-e-s, Professionnel-le-s de la santé, élu-e-s,
IL EST TEMPS DE RÉAGIR ENSEMBLE !
La santé de chacune et chacun passe par un service public de santé et des soins de qualité et de proximité avec des personnels en nombre et formés.

Arrêtons la casse de la santé !

Après des années d’une politique de réduction des moyens et de réformes successives, la mise en place par la loi Hôpital Patient Santé Territoire (loi BACHELOT) des Agences Régionales de Santé (ARS) accélère la privatisation de notre système de santé.
Pour le service public cela se traduit par des fermetures de services, fusions d’hôpitaux et réductions de personnels...
Cela aboutit à de véritables déserts médicaux, dans les secteurs urbains comme à la campagne. La permanence des soins est menacée. Pour les malades et leurs proches, les distances augmentent, avec tous les risques et les coûts supplémentaires que cela comporte.

Les directeurs des ARS, nommés par le gouvernement, sont des superpréfets sanitaires régionaux. Ils détiennent tous les pouvoirs pour organiser la santé dans son ensemble, en appliquant les directives gouvernementales. La représentation des usager-e-s, des salarié-e-s, des personnels et des élu-e-s est réduite.

Planifiant la désorganisation et la réduction des soins publics, les ARS favorisent le transfert vers le privé lucratif des soins les plus rentables pour le plus grand profit des groupes financiers de la santé et de leurs actionnaires.

Le nombre de centres de santé, de services de PMI diminue, la médecine scolaire est en voie de disparition, la médecine du travail risque d’être totalement sous le contrôle du patronat…

Les maternités de proximité ferment les unes après les autres, et sont remplacées par des usines à bébés. Pour l’IVG, les objectifs sont aussi de concentrer leur pratique dans quelques centres, et le développement abusif de l’IVG médicamenteuse.

La psychiatrie peu à peu privée de ses moyens de soin devient un instrument de contrôle social s’appuyant sur le tout sécuritaire.
La sécurité sociale financée par les cotisations en fonction des revenus doit permettre à chacun de bénéficier des soins selon ses besoins : c’est un principe solidaire.

Arrêtons la casse de la sécu !
De nombreuses mesures ont fait reculer ce principe solidaire : forfaits, franchises, dépassements d’honoraires, pénalités, déremboursements... Ce qui reste à la charge des foyers ne cesse d’augmenter.

Tout cela pousse vers l’assurance privée individuelle celles et ceux qui en ont encore les moyens et c’est par millions aujourd’hui que des gens diffèrent ou renoncent aux soins.

Le gouvernement veut privatiser la protection sociale en favorisant la création d’un marché pour les assurances privées. Chaque annonce d’exonération de cotisation pour une entreprise ou un emploi, met à mal le financement solidaire de la sécurité sociale.

Le projet sur la dépendance prévoit l’obligation de souscrire une assurance individuelle privée dès l’âge de cinquante ans ce qui remet en cause le principe fondamental de solidarité. 

Pour sauvegarder et promouvoir la santé publique, pour la sécurité sociale universelle et solidaire, le 2 avril est une journée nationale d’action dans toutes les régions

Accès aux soins partout, pour toutes et tous, c’est un droit défendons-le


Les signataires : Action Consommation, ANCIC, ANECR, APF, Appel des Appels, ATTAC, Act Up-SO, CADAC, CNAFAL, Collectif contre les franchises, Collectif des Déchaînée, Collectif Hypertension, CNDF, Coordination des Hôpitaux et maternités de proximité, Convergence services publics, Coordination des Élèves Infirmiers, EGSP, Ensemble pour une Santé Solidaire, Femmes Égalité, Femmes Solidaires, La Santé n’est pas une marchandise, Le Planning Familial, LDH, Mais c’est un Homme, Manifeste des Médecins Solidaires, MFSO, Ni Pauvre Ni Soumis, Résistance sociale, UFAL, UNGMS, UNRPA AMUF, confédération CGT, CGT Santé Action Sociale, CGT FNPOS, CFTC, CPH, FSU, SMG, SNASS-CGT, SNPST, SUD Santé Sociaux, SUD, Union Fédérale Protection Sociale, UCMSF, USP, Solidaires, EELV, FASE, GU, JRG, Les Alternatifs, M’PEP, NPA, PCF, PRG, PCOF, PG, Parti Occitan, PS, République et Socialisme, UDB, Et 91 comités, collectifs et syndicats locaux ou d’entreprise.