Il faut sauver Sakineh Mohammadi Ashtiani

lundi 20 septembre 2010
par  PCF Drôme

Déclaration de Cécile CUKIERMAN - Conseillère spéciale Egalité femmes-hommes -PCF membre du Front de Gauche au conseil régional Rhône Alpes-
Charbonnières, le 03 septembre 2010

"Sakineh MOHAMMADI-ASHTIANI est condamnée, dans son pays l’Iran, à mourir par lapidation. En 2006, elle est accusée d’avoir eu une « relation illicite » avec deux hommes et pour cela elle a reçu 99 coups de fouets devant ses enfants, Farid et Sajjad.
Quelques mois plus tard, elle est accusée de meurtre, puis acquittée. Un chef d’inculpation est cependant retenu à son encontre : « adultère commis en étant mariée ». Cet aveu, selon Sakineh MOHAMMADI-ASHTIANI, a été fait sous la contrainte.
Suite à une campagne organisée par ses deux enfants, l’exécution a été suspendue, mais la condamnation à mort n’est pas levée. Elle risque donc à tout instant la mort par lapidation. A ce jour, la peine pour lapidation n’a été que suspendue et non annulée. De nombreux observateurs craignent que cette peine soit appliquée à l’issue du jeûne du mois de Ramadan.
La peine de mort, partout où elle est encore pratiquée, demeure un acte inhumain, la lapidation relève d’une forme de barbarie toute particulière. Il est encore temps de faire grandir le mouvement de solidarité initié par les enfants de Sakineh, relayé par de nombreuses personnalités des milieux intellectuel, de la culture ou politique.
La communauté internationale a le devoir de faire savoir à l’Iran qu’elle est mobilisée et qu’elle condamne tous ces actes violents de répression, à l’encontre des femmes tout particulièrement, qui se voient emprisonnées et/ou menacées de mort parce qu’elles défendent une autre conception de la liberté, y compris de celle de disposer de leur corps, et de leur vie au sein de leur propre société.
J’invite l’ensemble des élu-e-s, respectant l’Humain, élu-e-s de toutes sensibilités et des différentes collectivités de la région Rhône Alpes à signer et à faire signer l’appel , à écrire à l’ambassade d’Iran et à participer à toutes les manifestations qui sont proposées par les associations, les partis progressistes, la presse… qui défendent la liberté et les droits humains. Il y a urgence."