Quand le service n’est plus public : ex La Poste

mercredi 16 juin 2010
par  Françoise SZYNKMAN

Petit exemple j’en conviens :
depuis 4 ans j’envoie régulièrement des colis à mes petits-enfants en Guadeloupe.
La première fois, j’avais mis de la ficelle autour du paquet : interdit, à refaire
Puis je me suis laissée faire une fois ou deux en achetant les paquets tout prêts de la poste (35 Euros à peu près, port compris, heureusement)
Et puis j’ai décidé de me rebiffer,
J’ai refait les colis moi-même, avec du papier autour et scotchés : papier interdit, donc +3,50 euros
J’ai réutilisé une boîte de la poste : refusé, pas de la bonne couleur
J’ai finalement eu à faire à une employée qui m’a confirmé que j’avais le droit de faire mes colis (sans papier autour et scotchés) que jusqu’à 3kg ça partait en tarif lettre (environ 13 euros). Expérience faite ça met 4 jours pour arriver.

dernier épisode :
Je fais 2 paquets de moins de 3kg chacun, selon les règles.
J’ai dû batailler 20 mn pour obtenir ce tarif. (après des questions comme "qu’est-ce que contient le paquet ?" bonjour la confidentialité du courrier ! "quelle valeur ?" et on vous propose une assurance)
Après m’avoir affirmé que le tarif lettre ne s’appliquait qu’à des documents (ce qui est faux), j’ai finalement pu envoyer ces paquets comme je le demandais.
J’ai "cédé" sur un point (la queue était longue derrière moi) J’ai signé un document des douanes(!!!! entre deux départements français !!!) mais j’y ai quand même barré les mots "exportateur de marchandises" (alors que la fois précédente j’avais seulement signé un engagement à respecter les règles du transport aérien).

Voilà comment des personnels d’un service qui était public sont transformés en commerçants qui ne vous laissent que le choix d’opter pour ce qui est le plus cher même si ça ne vous sert à rien.

Françoise SZYNKMAN
Valence