« La Retraite à 60 ans : Les jeunes en font leur affaire »

mardi 1er juin 2010
par  PCF Drôme

Intitulé de l’Appel de 19 organisations de jeunes

Selon une étude d’opinion (publiée début avril par « l’Observatoire de la jeunesse solidaire »), 6 adultes dur 10 estiment que les jeunes sont « inactifs et irresponsables, refusant de se prendre en charge ».
Pourquoi cette coupure entre les générations ? Est-ce-que les adultes connaissent bien la situation des jeunes ?

Dans un article de l’HUMA Dimanche, JC LE DUIGOU, donne des chiffres qui doivent faire réfléchir :
L’importance du chômage : le taux de chômage des personnes sorties du système éducatif depuis moins de 12 mois, tel que le montre l’enquête annuelle emploi, ne dépassait pas 6% jusqu’au milieu des années 70.
Il a été multiplié par 5 en 15 ans et demeure supérieur à 30%. Il est encore plus élevé pour les moins diplômés.

L’INSEE a démontré qu’un jeune qui a connu des difficultés d’intégration dans l’emploi, était, 10 ans après, dans 2 cas sur 3, dans une situation de précarité (chômage, CDD, emploi aidé).

Ces difficultés à avoir un emploi stable ont de graves répercussions sur les salaires. En 1970, les salariés de 30 ans gagnaient en moyenne 15% de moins que les salariés de 50 ans. L’écart atteint aujourd’hui 40%.

Non seulement la protection sociale est privée chaque année de milliards d’euros de cotisations, mais en plus, les jeunes vivent douloureusement le chômage, la précarité, la pauvreté et ils ne croient pas qu’ils pourront bénéficier d’une retraite convenable.

D’ailleurs, n’est-ce pas ce dont rêve le gouvernement pour pousser ceux qui le peuvent à s’engager dans des dispositifs de capitalisation ?

C’est ce que refusent 19 organisations de Jeunes :
« Nous refusons d’être les grands oubliés d’un débat qui nous concerne. Nous dénonçons la double peine que nous imposerait un nouvel allongement de la durée de cotisation ou un recul de l’âge légal de départ en retraite : nous finançons les pensions d’aujourd’hui ; nous refusons d’avoir à épargner en plus pour nos vieux jours dans des fonds de pension qui peuvent être ruinés du jour au lendemain… »

Nous exigeons : « la validation des années d’études et de formation dans le calcul des annuités ouvrant droit à la retraite… la validation des périodes de stages, la validation des périodes d’inactivité forcée, la prise en compte de la situation des jeunes en situation d’insertion professionnelle, pour qui, l’enchaînement de stages, de CDD, d’emplois à temps partiel, de périodes d’intérim, de chômage, conduit à accumuler des droits à la retraite très incomplets. »

Ces 19 organisations appellent les Jeunes à participer aux débats ainsi qu’aux initiatives de mobilisation.

Yvonne ALLEGRET

lire l’appel et le signer http://retraites-jeunes.net/