L’allongement du temps de travail, Une catastrophe pour les femmes

Retraites
dimanche 23 mai 2010
par  PCF Drôme

Selon le document d’orientation remis aux syndicats, l’augmentation de la durée d’activité est la seule réponse au déséquilibre des régimes de retraites.

Le gouvernement envisage l’augmentation de la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein et/ou l’augmentation de l’âge de l’ouverture du droit à la retraite aujourd’hui fixée à 60 ans.

Les réformes Balladur (1993) et Fillon (2003) qui ont allongé la durée des cotisations n’ont ni abouti à réduire le déficit de la caisse des retraites, ni à donner du travail aux « séniors » licenciés.

En effet, il ne suffit pas de décréter un allongement de la durée d’activité pour que s’allonge mécaniquement la durée du travail. Actuellement, le taux d’emploi des « séniors » (55-64 ans) est de 38,3%. La réforme envisagée a comme objectif la diminution du montant des retraites. Elle va encore aggraver les inégalités.

Actuellement les femmes perçoivent une pension moyenne de 825 euros contre 1426 € pour les hommes. Huit retraités pauvres sur dix sont des femmes. Pourquoi ?

Les salaires féminins demeurent malgré les lois sur l’égalité salariale, inférieurs de 25% à ceux des hommes.

Avec la crise, patronat et gouvernement ont privilégié le temps partiel. 85% des salariés à temps partiel sont des femmes. Mais qui dit travail à temps partiel, dit retraite partielle.

La réforme Balladur de 1993 qui a introduit le calcul de la retraite sur les 25 meilleures années ( au lieu des 10 auparavant) a été une catastrophe pour les femmes.

Une retraite pour tous à 60 ans est liée à une autre politique pour l’emploi, une augmentation substantielle des salaires, une sécurisation de l’emploi et de la formation pour tous, mais aussi à une égalité salariale, à la mixité dans toutes les professions, à la transformation des temps partiels en temps complets pour celles qui le souhaitent, au développement d’un service public de la petite enfance …

Le 27 mai, peut être une étape pour qu’ hommes et femmes défendent ensemble ces revendications.

Yvonne ALLEGRET