LA TERRE POUR NOURRIR LA PLANÈTE ET NON ENGRAISSER LES SPÉCULATEURS

vendredi 16 avril 2010
par  PCF Drôme

Le kidnapping des terres dans le monde par les bras armés du capitalisme hypothèque l’avenir de notre civilisation. De nouvelles famines, foyers d’affrontements d’ampleur sans précèdent sont à craindre. Elles l’étaient hier au fil de l’histoire, du fait colonial, lorsque les pays riches prenaient possession des terres de pays pauvres. En effet, des Républiques bananières d’Amérique centrale d’hier à l’Amazonie sous le coup des tronçonneuses illégales aujourd’hui, seules changent les dates.

Chaque jour 5 à 10 gros contrats de vente ou location de terres feraient l’objet de transaction. Les capitaux apatrides ont la main-mise sur l’équivalent de la surface cultivable de la France. Les immigrés de la faim rejoignent dans les mégapoles de la pauvreté les réfugiés de la déforestation.

Il faut mettre fin à ces volontés de quelques firmes de concentrer dans leurs patrimoines des millions d’hectares de terre.

Les profits de ces spéculateurs valent moins que la vie des paysans, les peuples autochtones et de l’autosuffisance alimentaire locale.

Au regard de menaces telle la disparition de plus d’un million de Papous, d’échec de redistribution des terres en Afrique du Sud, mais aussi de luttes, en l’occurrence du mouvement des Sans-terre au Brésil, cela appelle à une prise de conscience internationale du danger que ces accapareurs de terres font courir à la paix, à la souveraineté alimentaire. Il est de notre devoir d’agir contre ce colonialisme présent.

L’urgence d’une réforme agraire de dimension internationale répond à l’exigence de souveraineté alimentaire des peuples.

Cela confie aux communistes la responsabilité de porter avec force de nouvelles politiques publiques alternatives au capitalisme, d’engager des batailles pour des actions nationales et internationales, notamment l’instauration d’une clause de sauvegarde des terres, l’interdiction de la spéculation sur les matières premières agricoles.

Pour le PCF, le défi majeur du XXIème siècle est celui de nourrir la planète. C’est à cette mission que doivent être engagées les politiques agricoles. Celle-ci redonne un sens et des perspectives aux paysans. Ils sont en droit d’obtenir une plus juste rémunération de leur travail.
C’est le sens des propositions que notre Parti portera à la conférence des peuples sur le réchauffement climatique et la Terre-mère de Cochabamba.

Xavier COMPAIN
Membre du Conseil National du PCF
, responsable de la commission nationale Agriculture, Pêche, Forêt