Retraites : Faire cotiser les revenus financiers

mercredi 14 avril 2010
par  PCF Drôme

A cause du vieillissement de la population il faudrait travailler plus longtemps pour « sauver » le régime de retraite par répartition et ne pas endetter les générations à venir.

Et pour faire accepter la remise en cause du droit au départ en retraite à 60 ans, droit soutenu par 65% des français, François Fillon n’hésite pas à avancer des chiffres invraisemblables : la dette serait de 100 milliards en 2040-2050. L’étude du Conseil d’orientation des retraites (COR) envisage un déficit de 68,8 milliards.

Mais ce que ni l’étude du COR, ni le sarkozysme, ni le Medef n’évoquent, c’est le débat nécessaire sur une autre répartition des richesses.

A aucun moment n’est évoqué
-la part des cotisations sociales dites patronales est passée de 19,8% de la valeur ajoutée des entreprises financières en 1982 à 16,1% en 2007, soit une baisse de 3,8 points en un quart de siècle
-que si la part de la valeur richesse servant à payer les retraites est passée de 5,6% en 1960 à 13% en 2007, la productivité du travail, combinée aux avancées technologiques a augmenté de 70% pendant la même période.
-Et que les profits, résultat de la création de ces richesses, ont bénéficié depuis les année 1980 surtout aux actionnaires, au détriment des investissements, de l’emploi, de la formation, des salaires …

Pour les communistes, il faut s’attaquer à la montée des prélèvements financiers contre les prélèvements sociaux. Ils proposent une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises et des institutions financières.
Les produits financiers brut des entreprises non financières s’élèvent à 254,6 milliards d’euros en 2008, si on appliquant le taux des cotisations patronales cela ferait entrer 22 milliards d’euros dans les caisses de retraites ; 22 milliards qui n’iraient ni à l’épargne, ni à la spéculation…

Une autre mesure à soumettre au débat.
Yvonne ALLEGRET