Lutter contre la pauvreté par la solidarité et l’action politique

vendredi 26 mars 2010

On connaît la chanson. Aujourd’hui, on n’a plus le droit, d’avoir faim ni d’avoir froid. Mais la pauvreté s’étend. Les Restos du cœur, le Secours populaire, le Secours catholique, des dizaines d’associations tentent de faire face, de plus en plus difficilement, et toutes s’alarment.

C’est vrai, on en parle, parfois même dans les journaux télé. Un sujet. Un court reportage. On en parle au fond comme si la pauvreté, dans un des pays les plus riches du monde, était un peu devenue un phénomène naturel, une composante de la vie. Le risque, c’est l’accoutumance. C’est de ne plus s’indigner et de ne plus se battre. Mais plus profondément encore, le risque, c’est d’en arriver à penser que c’en est fini du progrès social, que cela ne changera plus.

L’indignation ne suffit pas. La pauvreté relève de la solidarité et de la lutte politique. Aux régionales, la droite a été sanctionnée. Mais les régions elles-mêmes ont des choix à faire. Lutter pour la pauvreté, c’est développer le logement social, les services publics. C’est mettre en place des tarifs uniques pour les transports, c’est la gratuité pour les jeunes, les chômeurs, les précaires, c’est créer des fonds régionaux pour l’emploi et la formation. C’est vouloir, contre les projets gouvernementaux, un haut niveau des politiques publiques des collectivités territoriales.

Lutter contre la pauvreté, c’est être sur tous les fronts .