PIERRELATTE : HISTOIRE D’EAU ...

mardi 9 février 2010
par  PCF Drôme

Après le Conseil municipal du 29 janvier, les élus du groupe d’opposition « Oser Pierrelatte Autrement » expliquent leur vote sur la délégation de service public (DSP)

«  Au préalable, et c’est fondamental, nous rappelons notre position pour le choix d’une gestion publique de l’eau. De nombreuses communes, petites ou grandes, ont fait ou se préparent à faire ce choix pour un résultat incontestable : la baisse du prix de l’eau pour le consommateur.

Ceci étant dit, nous savons que ce n’est pas toujours simple et ce n’est pas le choix fait par la municipalité.

La négociation menée par le maire et son 1er adjoint a débouché sur une baisse significative du prix de l’eau. Des points importants (qui recueillent notre approbation) pour le service rendu à la population et la gestion du réseau ont été inclus dans le contrat. N’ayant pas participé à la négociation, la commission a toutefois été informée des résultats obtenus. Tout cela est positif et nous en prenons acte.

Passer cette année de 2,60 € à 2,33 € par m3 TTC pour 120 m3, soit - 11 % (eau et assainissement compris) c’est une bonne nouvelle sachant que pour la SDEI, la baisse est plus importante encore et cela n’empêchera pas l’entreprise de faire du bénéfice, ce qui se conçoit mais qui laisse penser que les augmentations importantes des années précédentes n’étaient pas aussi nécessaires que l’on a bien voulu le dire. Et c’est bien là le problème.

Il y a 13 ans, le groupe d’opposition d’alors a accepté le contrat proposé. Depuis, nous avons toujours honoré l’engagement pris, dès lors que les termes du contrat étaient respectés, malgré les réticences bien compréhensibles des élus de notre groupe, jugeant les augmentations trop importantes.

Aujourd’hui, si le point de départ nous paraît satisfaisant, la formule de révision des prix est sensiblement la même que pour le contrat précédent. Quand on voit ce à quoi elle a abouti au niveau des augmentations, nous sommes inquiets. Nous n’avons, à ce sujet, aucune garantie d’une progression limitée et raisonnable du prix de l’eau. Mais à partir du moment où on signe un tel contrat, y avait-il d’autre choix et était-il possible d’obtenir des garanties supplémentaires ? Nous n’avons pas vraiment la réponse à cette question.

Approuver le contrat, c’est s’engager à accepter les augmentations qui en découlent. L’expérience passée nous incite à la prudence.

Tout en reconnaissant volontiers que, dans le cadre de la DSP, la négociation menée par la municipalité nous paraît sérieuse et a abouti à une baisse conséquente du prix de base pour l’usager, nous souhaitons garder notre liberté de vote pour les prochaines années et, selon les augmentations proposées, pouvoir voter ou non les budgets de l’eau et de l’assainissement.

En conséquence, conformément à nos engagements envers nos électeurs, à nos responsabilités d’élus et tenant compte des avancées réelles obtenues par la négociation, nous nous abstiendrons sur ce dossier. »