Faute de subvention, le théâtre de l’Œil Nu de Romans risque de mourir, Jean Pierre YVARS s’adresse à Henri Bertholet, maire de Romans

mercredi 13 janvier 2010
par  PCF Drôme

L’autre matin au petit jour…
Je t’ai croisé au Funérarium…
On enterrait un artiste Romanais, qui œuvra là autour.
Dans ta ville, dans la Drôme, un homme.
J’étais heureux de croiser ton regard…
Je te croyais un frère pour les Arts…
Et me prenais à rêver…
Ô moi bougre de rêveur !
Un artiste « mort » avec les honneurs !
De penser : enfin de l’amitié, de la solidarité !
Après nos mains posées sur le cercueil..
Je repartais, nous repartions, certains, en deuil.
De perdre un homme à contre-courant
Un humain s’arcqueboutant.
De te sentir à nos côtés…un élu !
Je rêvais moi, l’impénitent naïf fourbu..
Je t’estimais, ce matin là, encore plus…
A l’aube, parmi les miens, ému.
Aujourd’hui tout s’écroule…
Le mur loin de s’abattre monte contre la foule.
Le mur de l’obscurité
Vient encore une fois se dresser…
Un mur immense bien éclairé..
Un mur pour protéger la bourse…
Un mur pour tarir la source…
Le mur de la Honte !
Etre un Artiste la Honte !
Une décision arbitraire veut arrêter les mots…
Eteindre les lumières, pourfendre les idéaux.
Nous revoilà aux temps sombres, interdits de cercueil
Nous revoilà, bannis, excommuniés..
Déchirée la feuille !
La convention dénoncée ! Refusée.
Je pleure, je hurle de douleur
Et crache aux cieux ma rancœur.
Un conseil, allez encore plus loin, Monsieur le fossoyeur
Brûlez les livres, entretenez la peur…
Rejoignez la cohorte des serviteurs
De l’argent et de son odeur…vous l’ ancien professeur….
En attaquant le THEATRE de l’Oeil Nu…
Vous nous crevez les yeux…
Vous entrainant vous-même dans une profonde cécité.
Vous piétinez, démocratie et laïcité.
Ce matin là, au cimetière de Valence, Henri
Tu devais prendre la pelle,
Et y aller de plus belle !
Enterrer toi-même Alain Colombani…
L’image d’une insoutenable violence
Aurait révélée à coup sûr son implacable cohérence !
Bonne Année 2010 –
SARKOZY veut Panthéoniser Camus
BERTHOLET à Romans enterre l’Oeil Nu .

Jean-Pierre YVARS