HOPITAL DE DIE : MOBILISATION TOUJOURS INTACTE

mardi 22 décembre 2009
par  PCF Drôme

Après le succès de la 13ème rencontre de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux de Proximité qui a redonné courage, espoir et combativité à l’ensemble des participants (43 comités et plus de 120 représentants), la lutte se poursuit à Die, comme à Valréas, à Paris-Saint-Antoine ou à l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris. Partout, l’exigence des moyens à la hauteur des besoins des populations concernées va s’amplifiant.

A Die, la réunion publique du 10 décembre, à l’appel du Collectif de Défense de l’Hôpital, du CLD et de l’ESCDD, a montré qu’il était possible d’avoir des convergences pour exiger un véritable projet de santé pour notre territoire avec, au centre, le développement de notre hôpital.

En Drôme, le Bassin Hospitalier 2 (BH 2) compte quatre Zones de Soins de Proximité (ZSP). Trois d’entre elles (Romans-Saint-Vallier, Tournon-Lamastre, Valence-Crest-Le Cheylard-Vernoux) sont des bassins de soin. Celle de Die, du fait de sa situation géographique, constitue à elle seule une ZSP. Il faut donc renforcer notre centre hospitalier et, en conséquence, lui donner les moyens d’être un véritable « pôle hospitalier de santé » dans une zone de soins qui représente en superficie le quart du département de la Drôme.

Certes, Die ne peut pas vivre dans un superbe isolement ! Il y a nécessité de coopérer. Encore faut-il bien s’entendre sur la signification de ce terme et ne pas confondre coopération et subordination, coopération et fusion. Pour coopérer, il faut d’abord exister. Il est donc nécessaire de donner les moyens à la fois au centre hospitalier de Die et au centre hospitalier de Valence qui n’a pas suffisamment de praticiens (et autres personnels). On a vu par le passé, que l’hôpital de Valence, recevant trois postes supplémentaires, pouvait assurer une partie de l’anesthésie à l’Hôpital de Die.

Il s’agit donc de mettre en œuvre l’inverse de la loi Bachelot qui fusionne les hôpitaux, les services et supprime des milliers d’emplois.

Ensemble, avec des centaines de comités de défense, nous exigeons des moyens humains, financiers et en investissement, à la hauteur des besoins. Tel est le but de la carte-pétition que nous vous demandons de faire vôtre en la faisant signer autour de vous. Actuellement, plus 1 700 cartes nous ont été retournées. Tous les jours, nous en recevons par La Poste. La mobilisation reste donc intacte et va même s’amplifiant.

N’est-ce pas un argument de poids qui s’ajoute à un autre que vient de publier le journal « L’express » du 9 décembre 2009 dans son « palmarès 2010 des hôpitaux les plus sûrs » : Le centre hospitalier de Die dans la classe de A à C a la note A, avec un score général de 93,1 sur 100 et occupe le 35ème rang national sur 326 hôpitaux comptant moins de 300 lits.

De quoi donner envie de se battre, non ?

Collectif de Défense de l’Hôpital de Die] - Le 14 décembre 2009

Sur le site de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, toutes les luttes en cours, le compte rendu de la 13ème rencontre nationale à Die