L’ONF protège nos forêts, refusons son démantèlement !

lundi 4 mai 2009
par  PCF Drôme

Comme de nombreux autres services publics, l’ONF (Office National des Forêts) connaît à son tour un véritable démantèlement et des réorganisations structurelles au profit d’intérêts économiques.

Depuis plusieurs mois, les agents de l’ONF sont mobilisés contre la réforme de cette administration qui prévoit délocalisations, suppressions de postes (450 emplois menacés), sous-traitance et non-remplacements de départs en retraite.

Le groupe des élus communistes de la Région Rhône-Alpes, qui vient d’interpeller le ministre de l’agriculture et de la pêche sur cette question, s’associe à l’intersyndicale CGT, SNAF-UNSA et SNUPFEN Solidaires pour réclamer « l’ouverture d’un débat public sur l’avenir de la forêt française » et s’oppose au démantèlement de l’ONF.

La Région Rhône-Alpes bénéficie d’une forêt qui couvre un tiers de son territoire, avec une biodiversité remarquable et des richesses à protéger. De plus, elle est aussi la première région productrice de bois en France avec 6.000 emplois en zone rurale, en forêt et dans les scieries, qui sont très directement dépendants de la forêt rhônalpine.

Service public garant du patrimoine forestier, établissement à caractère industriel et commercial, l’ONF œuvre dans le cadre d’une gestion durable, soucieuse du maintien de la biodiversité et de la préservation des sols, en évitant toute évolution irréversible.
Cela suppose des moyens humains et financiers ainsi qu’une réaffirmation de l’Etat à s’impliquer fortement pour développer la filière bois, dans le respect des engagements pris lors du Grenelle de l’environnement.

Or, la politique actuelle de désengagement du gouvernement, par souci de réduction des dépenses de l’Etat, touche de nombreux services publics (justice, éducation, finances, culture). La forêt française risque désormais de connaître une privatisation progressive avec une gestion basée sur des critères de rentabilité financière.
Cette réforme de l’ONF serait un coup supplémentaire pour les zones rurales françaises qui sont déjà fortement touchées par la disparition des services publics.