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samedi 12 janvier 2019

Lourdes condamnations des 4 Gilets Jaunes à Valence

Le 26 décembre, le tribunal de Valence a prononcé de lourdes peines de prison de 9, 10, 12 et 18 mois, avec 6 mois de sursis et versement de dommages et intérêts. Les condamnés sont soumis à une interdiction de manifester pendant 3 ans.

Notre camarade MARIA Briand est condamnée à 9 mois de prison avec 6 mois de sursis.

Les autres condamnés sont DYLAN pour 10 mois, TOM pour 12 mois et STEPHANE pour 18 mois, avec 6 mois de sursis et interdiction de manifester pendant 3 ans.

A l’issue du verdict, il n’y a pas eu de mandat de dépôt. Les condamnés n’ont pas été conduits en prison.

A noter que les 4 condamnés ont déjà fait 12 jours de prison en détention provisoire.

A ce jour, STEPHANE, TOM et DYLAN font appel du jugement.

MARIA sera présentée fin février au Juge d’Application des Peines pour définir les modalités d’application de sa peine. Que va décider le JAP ?

Sur les conseils d’avocats militants, MARIA va entreprendre des démarches pour contester l’inscription de sa condamnation à son casier judiciaire et l’interdiction de manifester pendant 3 ans.

SOLIDARITE pour MARIA

Pour MARIA, les conséquences financières du procès sont importantes. Elles vont se chiffrer à plusieurs milliers d’Euros, pour couvrir les frais de justice, le versement des dommages et intérêts, la perte de revenus pendant la détention provisoire.

Le PCF DROME vous appelle à faire un geste pour aider Maria, par une souscription par chèque à ADF PCF 26, chèque envoyé à PCF 10 rue SERVAN 26 000 VALENCE.

La fédération fera le reversement à Maria. Rappel : une souscription donne droit à une réduction d’impôts de 66 % de son montant. Merci pour votre contribution.

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DECLARATION DU PCF DROME :

Procès de Maria et de ses trois autres co-accusés : un verdict pour l’exemple !

Trois mois de prison ferme pour Maria, puis respectivement quatre mois, six mois et un an pour les trois autres co-accusés, le tout assorti pour chacun d’eux de trois ans d’interdiction de manifester et du versement de dommages et intérêts, voilà le verdict prononcé par le tribunal de Valence à leur encontre. Ils étaient accusés de violence en réunion contre le directeur départemental de la sécurité et son chauffeur lors d’échauffourées en date du 8 décembre au plateau des « Couleures » de Valence au cours d’un rassemblement de gilets jaunes. Ce jugement d’une grande sévérité appelle quatre remarques.

A l’évidence, la logique qui avait prévalu pour mettre en détention préventive ces quatre manifestants, à savoir faire un exemple, a continué à être la ligne suivie par le Procureur de la République. La dureté de ses réquisitions dont le jugement final est fortement empreint en atteste. Si l’objectif poursuivi est d’endiguer la mobilisation sociale face aux politiques actuelles et de dissuader de manifestations futures, il risque de ne pas être atteint. D’une part, ce n’est jamais par plaisir que les gens manifestent leur mécontentement dans la rue mais par nécessité quand toutes les autres voies de négociations sont bloquées. De l’autre, l’utilisation de la force n’a jamais supprimé la misère et les mauvaises conditions de vie. Elle étouffe momentanément le mécontentement jusqu’à ce qu’il ressurgisse plus fort.

Les preuves des coups portés contre les policiers par les quatre condamnés si elles semblent évidentes pour le parquet, ne le sont néanmoins pas totalement pour le commun des mortels. Par exemple pour Maria, rien sur la vidéo ne permet d’affirmer qu’elle a frappé un des policiers, elle a d’ailleurs toujours démenti ses accusations. C’est donc une question d’interprétation, les images ne permettant pas d’élucider ce point. Son seul fait est d’avoir tiré le bonnet du policier dans un geste de désarroi face à ce dernier entrain de dégainer. Trois mois de prison ferme pour ce geste alors qu’elle n’a jamais eu affaire à la justice, alors que régnait sur place une grande confusion et qu’autour des policiers était présente une quinzaine d’autres manifestants en rien inquiétés, qui auraient aussi pu porter des coups… Cela fait beaucoup d’éléments de contexte à décharge auxquels il faut ajouter qu’un des deux policiers reconnait ne pouvoir affirmer que Maria a frappé son collègue !

Sur le terrain de la violence, pourquoi ne parle-t-on pas également des conditions d’arrestation de Maria -là aussi il y a une vidéo- interpellée par quatre policiers, gazée, alors qu’elle disait bonjour à une autre personne et jetée à terre. S’il n’est pas question de justifier la violence contre les policiers l’inverse n’est pas plus tolérable ! Aujourd’hui, les policiers gagneraient à réfléchir aux conditions d’exercice de leurs missions face à un pouvoir les transformant en boucs-émissaires d’une situation politique et sociale très dégradée.

Enfin quel est le but poursuivi par l’interdiction de manifester pendant trois ans ? Maria avait déjà manifesté, par exemple à l’appel de la CGT quelques jours avant l’épisode des « Couleures ». Elle n’y a eu aucune attitude violente. Ce qui s’est passé le 8 décembre relève d’un contexte particulier où un climat de violence rôdait, le pouvoir médiatico-politique n’ayant cessé pendant une semaine de faire monter la pression. On peut deviner pourquoi ! Comment dès lors ne pas interpréter la décision du Tribunal de Valence comme la volonté de porter atteinte au droit de manifester ? De Vigipirate en Vigipirate bis, les libertés individuelles et collectives sont mises en cause. Un nouveau palier s’apprêterait-t-il à être franchi ?


Voir L’HUMANITE du vendredi 28 lire et du mercredi 26 décembre lire

BRUTALITES POLICIERES à VALENCE : ARRESTATION MUSCLEE DE MARIA
Vidéo sur FACEBOOK : CLIQUER et chercher la publication du 12 décembre




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